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Catégorie : Voyages

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26 septembre 2017 Sorel-Tracy & Cie

Sur les routes de France

Catégorie : Voyages

Aéroport Pierre-Eliott-Trudeau, 11 septembre 2017. Nous voilà partis pour un voyage en France qui durera 37 jours. Remarquez, j’aurais préféré qu’il en dure 56, mais bon, faut faire avec le temps qu’on a de disponible.

Comme ce fut le cas lors d’un voyage similaire en 2014, notre projet de 2017 consiste à parcourir les routes de France sans itinéraire fixe afin de découvrir les richesses de ce vieux pays et les gens qui l’habitent.

Notre première rencontre eut lieu à l’aéroport tout juste après avoir déposé nos valises au comptoir d’Air Transat. Avec son immense boite, Claude ne pouvait pas passer inaperçu. Surtout que cette boite un peu traficotée contenait de toute évidence un vélo. Moi qui, depuis longtemps, rêve de rouler à vélo en France, je n’ai pu m’empêcher de l’aborder pour lui poser quelques questions. C’était effectivement un vélo qui se trouvait dans la boite en plus de ses valises. Coup de chance, d’origine française et immigré au Québec depuis belle lurette, nous avons échangé sur de multiples questions pratico-pratiques et existentielles. Son objectif? Parcourir seul et en autonomie les 800 kilomètres qui séparent la Bretagne et le nord de l’Espagne. Dans nos bagages à main se trouvaient maintenant les coordonnées de quelques-uns de ses amis répartis un peu partout dans ce pays qui nous attendait.

Au cours de la première semaine, je devais rencontrer des collaborateurs de la région de Nantes. C’est pourquoi nous avons opté pour un vol Montréal \ Nantes. Comme nous disposions de trois jours avant notre rendez-vous, nous sommes partis tout de go pour la Normandie. C’est donc dire qu’après 6 h 30 de vol nous sommes partis à bord de notre Dacia (option achat-rachat) pour Pontorson. Après tout, 200 kilomètres c’est bien peu quand on compte en faire plus de 6000.

Située à une quinzaine de kilomètres du Mont Saint-Michel, cette destination nous apparaissait appropriée pour amortir l’effet du décalage horaire. Comme on dit, tant qu’à se baigner, aussi bien plonger dès le départ.

Un peu croche et pas tout à fait réveillés, nous sommes partis le lendemain matin pour voir de nos propres yeux l’illustre Mont Saint-Michel. Nous l’avons finalement vu mais de loin. Les exécrables conditions météorologiques de ce matin-là ont rapidement eu raison de notre enthousiasme. Nous avons plutôt pris la route de la ville de Fougères. Évidemment, nous avons d’abord procédé à un magasinage en règle dans le but de trouver des imperméables… Nous les avons trouvées pas trop chers à Entrain, une ville dont les vestiges médiévaux sont encore très présents et d’un intérêt certain.

Avec ses impressionnantes fortifications médiévales, la ville de Fougères revêt un caractère à la fois charmant et intriguant. Les gens que nous y avons rencontrés l’étaient également. D’abord trois jeunes garçons qui profitaient de ce jour de congé (il n’y a pas cours le mercredi dans plusieurs régions de la France) pour relever des défis que leurs parents étaient mieux d’ignorer. Il y eut aussi Gontran, un animateur social certainement mal rétribué pour le bien indispensable qu’il apporte à sa communauté.

Un peu plus tard, nous avons rencontré, au Tabac, des personnes très affables sur toutes les questions sociales, politiques, environnementales, artistiques et scientifiques relatives à notre époque un peu hétéroclite. On m’a notamment expliqué les procédés chimiques qui permettront de réutiliser positivement l’énergie des atomes résiduels après la fermeture des centrales nucléaires. N’étant pas très scientifique, j’ai cru comprendre que la valorisation des résidus nucléaires posait moins de problèmes que le méthane libéré par le réchauffement climatique. Comme j’ai toujours entendu dire que les résidus nucléaires posaient un énorme problème pour les centaines de générations qui nous suivront, je n’étais pas au bout de mes peines écologiques avec cette révélation.

Après avoir quitté Fougères nous nous sommes fait sécher par le ventilateur de l’auto en empruntant les routes étroites et extrêmement étroites de la Normandie. Il y a, dans les multiples villages que nous avons croisés, des traces architecturales d’une vie antérieure plutôt ancienne et animée. Ces traces sont très présentes mais à peu près pas habitées. C’est d’ailleurs souvent comme ça en France. Les gens sont là mais on ne les voit pas.

Pour la troisième journée, nous avions prévu faire un détour par Vannes en revenant vers Nantes. Les centaines de kilomètres à franchir nous ont fait réfléchir deux fois plutôt qu’une.

En fait, notre véritable destination de ce jour était Le Pellerin près de Nantes. Encore amochés par le décalage horaire et la fatigue des déplacements, nous avons plutôt opté pour nous y rendre directement. Croyez-le ou non, nous nous sommes tellement trompés de chemin souvent que nous sommes repassés quatre fois par Pontorson. Nous étions aspirés par cette ville. Finalement, nous sommes arrivés à Le Pellerin en toute fin de journée, épuisés et disposés pour une bonne nuit de sommeil.

À suivre

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