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Catégorie : Art, culture et société

tattoo

8 août 2016 Marc Mineau

T’as-tu ton tattoo?

Catégorie : Art, culture et société

Je suis loin d’être un spécialiste du tatouage. Je ne sais pas comment se passent les sessions ni combien de temps elles durent en moyenne (ça ne se fait pas en criant ciseau). Je sais seulement du tatouage qu’on injecte de l’encre sous l’épiderme. En passant, est-ce que ça fait mal?

Eh oui, ça fait mal m’a-t-on dit. On m’a aussi dit que la douleur est dépendante de la partie du corps. Comme je n’aime absolument pas ressentir de la douleur, je ne suis absolument pas intéressé à en faire l’expérience. Je laisse ça à d’autres.

En discutant de ce sujet avec Marie, elle m’a fait remarquer que, de nos jours, on est presque différent si on n’est pas tatoué. Pourtant, il n’y a pas si longtemps les tatouages étaient plutôt rares. Généralement associés aux marins et aux motards, ils n’étaient donc pas bien vus dans notre société catholique romaine pas si lointaine.

Les cultures n’ont pas la permanence qu’on leur attribue quelquefois. Tout change pour tout le monde. Quand on dit de quelqu’un ou de quelque chose qu’il ne changera jamais, ce n’est pas vraiment vrai. Le tatouage lui est plutôt permanent. Quand on se fait tatouer on sait très bien que c’est pour toujours. Je n’ai pas seulement peur de la douleur, j’ai aussi peur des choses qui durent pour toujours. Que voulez-vous, à chacun ses phobies.

J’ai posé la question suivante à quelques personnes de mon entourage. Qu’est-ce que vous pensez des tatouages? Les réponses sont vraiment variées. Celle qui revient le plus souvent fait référence à une mode. Il y a certainement plusieurs tatouages qui ont été fait en ce sens. Dans de tels cas, j’imagine que toujours risque d’être bien long.

Une jeune fille m’a dit que sa grand-mère voudrait qu’elle et ses descendantes se fassent tatouer un signe au même endroit sur le corps. Il y aurait donc là une certaine idée d’appartenance à un clan.

Selon moi un tatouage est généralement porteur d’un message. Parfois public (ceux qu’on voit), parfois privé (ceux qu’on ne voit pas), l’inscription d’un message sur le corps n’a rien de banal pour la personne tatouée. Par contre, le tatouage en lui-même devient de plus en plus un acte banal. Est-ce que cette banalisation grandissante signifiera la fin du tatouage généralisé? On verra bien.

 

source photo : Shutterstock

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À propos de l'auteur

Marc Mineau

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